Je suis de retour de mon excursion trekking au parc de Torres del Paine, avec Jaime, les lamas, les condors et autres animaux exotiques et chiliens. ( Personne d'autre, pour cause de désistement de dernière minute ).

Il est quand même impressionant, ce parc. Pas seulement parce que c'est grand, c'est naturel, et c'est plein de touristes, mais parce que c'est beau. C'est très, très, beau.
Alors après, on s'étonne pas de voir des gens du monde entier qui viennent prendre leur pied en escaladant des rochers, hein, parce que quand les rochers, c'est à Torres del Paine, ben c'est compréhensible. Les coups de soleil, les ampoules aux pieds, et les jambes fatiguées, c'est rien, rien du tout, à côté du spectacle.

Spectacle. C'est ce à quoi tu as droit dès ton arrivée en bus, quand les lamas courent à côté de la route ( bon, en faitc'est pas des lamas, c'est des Guanacos, bande d'incultes, je vous le dis pour pas que vous fassiez de boulette lors d'un éventuel exposé sur le Chili en CM2 ). Tous les condors géants qui survolent ta petite tête, les renards qui sursautent à ton passage, les oiseaux aux yeux de toutes les couleurs, les eaux bleues, bleues, bleues des grands lacs, et bien sûr, les montagnes. Un spectale spectaculaire, où que tu regardes, où que tu marches, avec en cadeau bonus, l'air pur et les cigales qui chantent.



Voilà ce qu'on voit quand on arrive par la route. Des grandes montagnes, et un peu de neige, et tu penses que chouette, ca tombe bien il fait au moins 500ºC à l'ombre, un peu de fraîcheur fera pas de mal.
Le premier jour, on est arrivés par Laguna Amarga. On a parcouru quelques 7 kilomètres de chemins poussiéreux, pour enfin arriver au Parc proprement dit, là où il y a plus de chemin, juste des arbres, des fleurs, et des Porcs-épiques ( aucune idée de si c'est bien écrit ). C'est à ce moment là qu'il faut prendre ton courage à deux mains, parce qu'il est une heure de l'après midi, qu'il y a un soleil de ouf-guedin frappant ta petite tête rousse, et que le dénivelé à monter doit être d'un mètre tous les deux mètres. Bref, t'es limite en train d'escalader avec un sac à dos qui pèse plus lourd que toi, et tu te dis que quand même, Catalina qui passe une semaine à la plage de Viña del Mar, elle a bien de la chance.
Mais bon, il n'est rien qu'un bon carré de chocolat n'arrange pas, et au bout de 4 heures d'ascencion, on arrive enfin à un point plus ou moins plat, où on trouve le petit camping où on a prévu de dormir, un cascade et des chevaux. Vous me connaissez, moi j'en demande pas plus, j'étais prête à signer un contrat à vie pour laver la vaisselle du refuge, du moment qu'on me laissait vivre à cet endroit.
Mais notre journée n'était pas terminée, il nous restait encore "la montée de la mort", ou 2 heures de grimpage de rochers. Mais sans sac à dos devant et derrière, c'est déjà beaucoup plus facile et agréable.





Et comme toujours, quand tu arrives en haut, tu te dis que ça valait la peine. Nan, mieux, tu te dis que merde, ça valait drôlement la peine de s'être limite déchiré les muscles des mollets et d'avoir le front tout ruisselant, parce qu'au final, c'est waw.


WAW

Ça, c'était les Bases des Tours ( traduction de Bases de las Torres ).Et sur la photo, ça donne rien, mais c'est enormifiquementimpressionnant. Après avoir fait une petite pause, on est même descendus jusqu'au petit lac, bien au pied de la montagne. Et croyez moi, tu te sens tout petit petit petit.

Bon, après tout ça et une bonne nuit de sommeil, est-ce qu'il est encore besoin de vous préciser que se réveiller et voir ça :

... ça fait toujours plaisir.

Le deuxième jour donc, on est partise sens inverse vers Los Cuernos, c'est à dire contourner les Tours en entier en longeant le lac Nordenskjöl, ce qui est impossible à prononcer et sonne très Norvégien ou Suédois, et m'amène à me demander pourquoi les Norvégiens s'approprient toujours le monopole des noms de lacs, même au bout du bout du monde, et empêchent les gens de raconter leur séjour touristique sans attraper une crampe à la langue.
Tiens, je suis une bonne âme, je vous ai même fait une petite carte avec, en rouge, ce qu'on a fait le premier jour, et en bleu, ce qu'on a fait le deuxième jour. Et le troisième jour, on a tout fait dans le sens inverse, jusuq'à Laguna Amarga.


Oui, alors là je sais, ça a l'air facile comme ça, mais je voudrais vous rappeller, au cas ou vous n'auriez pas été bien attentif en CE2, que c'est une carte, et que sur les cartes, petit un il y a une échelle, ce qui fait que les choses ont l'air plus petite, et petit deux, il n'y a pas écrit toutesles montées et les descentes que tu dois te farcir pour arriver à ton but. En gros, tu regardes la carte et tu dis "ouaiiiis c'est à côté d'un lac ça doit etre tout plat". Alors là, excusez-moi d'avance, mais :
mon cul !

Voilà, après cette petite parenthèse finnesse et bon goût près de chez vous, je vous invite à regardez ces quelques photos prises avec mon nouveau petit appareil photo moche que j'adore.















Voili voilou, avant de terminer je vais aussi crier au scandale et dire que les touristes français sont, la plupart du temps, les plus relous, les plus beaufs, et les plus jetteurs de papiers. Et puis je pourrais aussi vous délivrer ma petite analyse par pays, et vous dire que les Américains sont les mieux equipés en technologie, ils trimballent tute leur station météo avec eux, les gadgets couteaux suisses, les sacs à dos avec sortie d'air et les chaussures qui respirent. Les Allemands, eux, sont champions dans le dévalisage de Nature et Decouverte, le concert de coton bio-reciclé-éthiquable, le festival de zénobis, de sarouel et de keffieh, et de tout ce qui sonne un peu Oriental et donne l'air bien cool. Les Anglais rigolent pas, ils emmènent leurs enfants avec eux et leur font porter la moitié de la charge, tu crois quand même pa que c'est parce que t'as 9 ans que tu vas t'en tirer avec ton sac à dos Dora l'Exploratrice.

J'ai encore beaucoup d'autre photos, vidéos, et Jaime pareil,alors attendez-vous à un bombardement sur le blog ces jours-ci.
Gros bisous
Votre toute dorée et moulue

Hortense





P.S :
et dire qu'il y a encore peu de temps j'avais du mal à traverser le pont de Port Bourgenay :)