Et me voilà de retour dans la pampa.

En fait, c'est déjà presque l'heure de repartir, après un mois ( et quel mois ! ) de Punta Arenas intensif.
Y'avait tout. TOUT. Ma famille d'accueil au grand complet, les amis qe j'avais laissés là, mes anciens profs, mon ancien lycée. Les chiliens, en général. 1313. Le café Inmigrante MIT les gâteaux à trois étages UNT les chocolats chauds de l'hiver patagonique. Le snowboard sauvage durant tuut le mois d'Aout. Le vent, beaucoup.


Et tout le reste, les orques'willy, les discos imbibées de reaggeton, les collégiens en uniforme, les rues tracées au cordeau, cette façon de te faire sentir que c'est aussi chez toi, ces grandes plaines bourrées de moutons, les chiens errants qui errent, la grande place, le mirador qui indique toujours 13820 km pour arriver en france, les maisons colorées, les pingouins, et les gros bonnets de laine.



Ici, on prépare le 18 avec impatience. Bon, je serai repartie, mais tant pis. Tout le monde accroche son drapeau, sa banderole, aux couleurs du chili, et vas'y que je te rajoute de la guirlande bleue, blanc, rouge, du grand condor par-ci par-là, et de la musique folklorique à t'en faire exploser les tympans. On fait ses provisions comme on préparerait un état de siège : il faut surtout pas manquer, cette année, ça va être un grand 18. Comme tous les ans, hein, soit dit en passant. Premiers ex-aequo sur la liste des activités du 18 : on mange, on boit, on danse, on s'embrasse. C'est le seul jour de l'année où on ferme l'Inmigrante, avec Noël et le jour de l'an.





Mince, on dirait qu'internet ne marche plus... c'est ça, aussi, de vivre dans un pays où 80 km/heure pour le vent, c'est une petite brise. Je croise les doigts pour que tout ne s'efface pas, et vous poste par la même occasion mes plus tendres bisous magallaniquois.
On se voit très bientôt sur le vieux continent, gardez-moi un peu de soleil
Besosss
Hortense